Les laboratoires du travail de demain ?

 

René Ruols, le président de Tedis (Territoire et Dialogue Social), accompagné par Jean Marie Bergère pour l’animation (membre de Brie’Nov) a eu la bonne idée d’inviter Michel Lallement, directeur de la chaire sociologie du travail de l’emploi et des organisations au CNAM.

En effet, le sujet de ce petit déjeuner était « Hackerspaces et autres Fab labs, laboratoires du travail de demain ? ». La réunion se tenait dans le restaurant « Au petit Riche », dans le 9e, salon Bourgeuil, tous les éléments étaient donc réunis pour des échanges de qualité.

Ce fut d’autant plus facile que Michel Lallement était véritable passionné par son sujet, ayant vécu une immersion de plusieurs mois aux Etats Unis, côte Ouest, du côté de la Silicon Valley, observant notamment le site emblématique de Noisebridge.

On ne va pas reprendre là, l’ensemble des éléments pédagogiques expliquant le phénomène des hackers (qui ne sont pas les crackers), d’autant que le public, éclectique, n’avait pas l’habitude de ce type d’’organisation mais, surtout s’intéresser aux points structurants. Il se distingue, mais on peut aussi en lister certaines caractéristiques pour les livings lab, par une organisation organique, par un lieu où l’on se rassemble pour travailler, seul ou en groupe, et disposer d’un peu d’espace et d’outils (du marteau à l’imprimante 3D en passant par des matériels spécifiques selon les lieux). Le hacking peut être de la transformation de matières ou d’objets récupérés mais, dans tous les cas, on innove et expérimente.

La culture hacker s’appuie sur deux fondamentaux :

  • La culture informatique (alter 8800, le 1er ordinateur à construire soi-même en libre, dans les 70’s), assez open mais qui posa rapidement la question de la rémunération
  • La contreculture prônant l’émancipation, l’autonomie et la flexibilité

Il y a une vraie éthique qui s’est notamment développé contre la société consumériste. Ces lieux proposent un contexte de liberté, un espace libéral même, où la question des moyens reste toujours forte. Dans son fonctionnement, ils posent deux principes de réglementation :

  • Les grandes décisions sont prises par consensus
  • La do-ocracy, c’est-à-dire la philosophie du faire, a raison celui qui fait !

On ne s’attardera pas sur le profil des hackers américains, souvent surdoués mais perturbés pour s’intéresser à la culture de l’innovation, manifestement très différente selon que l’on se trouve aux Etats-Unis ou bien en Europe, plus particulièrement en France. Ce qui est certain, c’est que l’innovation n’est pas qu’informatique et qu’il faudra bien, un jour, estimer sa valeur ajoutée surtout lorsqu’elle s’exprime à travers des acteurs de l’économie sociale et solidaire…

La recherche d’une organisation horizontale n’empêche pas le conflit, qui e

Par l’intermédiaire de Jean-Marie, des échanges vont s’amorcer avec Michel Lallement afin d’échanger sur la culture Living lab.

 

Prochain rendez-vous Tedis, le 6 septembre 2016, 8h30 pour un échange sur l’attractivité territoriale.

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